Les quatre types de constats
Chaque constat de la banque porte un type qui qualifie sa nature. Cette classification structure le rapport et aide votre requérant à hiérarchiser ce qu’il lit. Lumos distingue quatre types.
Déficience
Un défaut, une dégradation, un risque ou une non-conformité identifié pendant l’inspection. C’est le type le plus fréquent et le plus visible dans le rapport.
Une déficience appelle généralement une recommandation : intervention immédiate (pour les risques de sécurité), planification à court ou moyen terme (pour les détériorations qui s’aggravent), ou simple surveillance (pour les éléments en fin de vie).
Chaque déficience reçoit une sévérité. Les sévérités sont définies par le gabarit et peuvent être personnalisées (noms, couleurs, ordre, ajout/suppression de niveaux).
Le gabarit BNQ par défaut propose 7 niveaux, du moins critique au plus critique :
- Aucun problème — l’inspecteur n’a soulevé aucune déficience significative.
- À surveiller — suivi recommandé pour évaluer l’évolution dans le temps.
- Avertissement — condition méritant une attention particulière de l’acheteur.
- Déficience — correction ou intervention nécessaire pour prévenir une dégradation.
- Urgent — intervention immédiate requise.
- Expertise requise — expertise exhaustive au-delà de l’inspection visuelle.
- Danger — santé et sécurité en danger sans intervention immédiate.
Chaque niveau peut être marqué « Compter comme Problème urgent dans le rapport » dans l’éditeur de gabarit, ce qui le fait apparaître dans la carte « Problèmes Urgents » du sommaire PDF.
Exemples : Fissures à caractère structural (Structure > Fondation), Crépi détérioré et fissuré (Structure > Fondation).
Information
Un fait neutre ou descriptif sur le bâtiment, sans valeur de défaut. L’information sert à documenter ce que vous avez observé pour que le requérant comprenne le contexte du rapport.
Exemples : matériau de construction, type de chauffage, configuration de la plomberie, présence d’un drain français, type de revêtement extérieur.
L’information n’a pas de sévérité — elle décrit, elle ne juge pas.
Limitation
Une zone non inspectée et la raison. La norme BNQ 3009-500 demande à l’inspecteur de signaler explicitement ce qui n’a pas été inspecté pour que le requérant en soit informé.
Exemples : grenier inaccessible faute d’écoutille suffisante, sous-sol fini empêchant l’observation des éléments structuraux, toiture inaccessible en raison de la pente ou des conditions météo, accès au panneau électrique bloqué par du mobilier.
Chaque limitation explique la raison de la non-inspection. Le requérant sait alors qu’il devra commander une expertise complémentaire s’il veut un avis sur ces éléments.
Méthode
Une description de procédure, d’outil ou d’approche utilisée pendant l’inspection. C’est plus fréquent dans les rapports détaillés ou les inspections spécialisées.
Exemples : description de la méthode de test d’une prise électrique, procédure de vérification d’une vanne d’arrêt, protocole d’observation d’une toiture inaccessible (drone, jumelles, photo zoom).
La méthode démontre la rigueur de votre travail au requérant.
Comment se choisit le type d’un constat
Quand vous prenez un constat dans la banque, son type est déjà fixé par le constat lui-même. Une déficience reste une déficience.
Quand vous créez un constat personnalisé, vous choisissez le type au moment de la création. Le bon type rend votre rapport plus lisible.
Présence dans le rapport
Selon votre gabarit de rapport, les constats de chaque type peuvent apparaître à des endroits différents : les déficiences regroupées en début de section, les informations en fil descriptif, les limitations en encadré, les méthodes en annexe ou en note de bas de page. Le gabarit définit ce comportement.
Voir aussi
- Naviguer dans la banque
- La banque de constats — vue d’ensemble
- Définir les sévérités des constats — pour les déficiences spécifiquement